Introduction

De nos jours, certaines entreprises de notre pays décident de délocaliser toutes ou certaines de leurs usines. La délocalisation est le transfert d’activités d’une entreprise d’un pays vers un autre pays sans que ne change pas la destination des biens produits. Ce déplacement de la production sur un site où les coûts de production sont plus faible (coût du travail, fiscalité…). L’installation des usines dans des sites moins coûteux à pour objectif de réduire les coûts de production et donc de faire plus de bénéfice.

Néanmoins, certaines entreprises décident de relocaliser leurs usines car après la délocalisation, ils se rendent comptent que ce n’était pas avantageux pour l’entreprise.

Nous avons choisi SEB comme étude de cas car c’est une entreprise régional et nous voulions garder une certaine proximité. Nous avons aussi choisi Décathlon car Décathlon est une entreprise française qui s’est délocalisé par le passé mais qui a fini par se relocaliser dans son pays d’origine.

Nous allons donc voir chacun de ces deux cas pour deux entreprises différentes, nous nous demanderons donc dans quelle mesure la délocalisation est elle bénéfique pour l’entreprise et la société Française ?

Pour répondre à cette question, nous allons tout d’abord s’intéresser au Groupe SEB puis dans un deuxième temps à l’entreprise Décathlon, nous allons comparer la délocalisation du Groupe SEB à celle de Décathlon. Et enfin nous verrons quelle situation est la plus fréquente entre la délocalisation et la relocalisation.

 

 

Groupe SEB

Le groupe SEB est une société française, SEB est le sigle de Société d’emboutissage de Bourgogne. Le président-directeur général est Thierry de la Tour d ‘Artaise, à partir de 2000 il est nommé PDG du Groupe SEB. SEB emploie près de 33 000 personnes dans 63 pays différents. Le siège social se trouve à Écully (69130). En 2016, le groupe SEB a réalisé un chiffre  d’affaires de 5 milliards d’euros ce qui représente une croissance de 6,1% par rapport à 2015. Le groupe SEB est numéro un mondial dans le domaine du petit équipement domestique, le groupe comprend plusieurs filiales, elles sont 12 au total comme notamment Rowenta, Moulinex, Tefal, Calor et Krups pour les plus connues. Face aux bas prix pratiqués par le marché chinois, SEB a dû prendre des mesures afin de rivaliser et rester le numéro un mondial.

Comme beaucoup de grandes entreprises, le Groupe SEB aussi a délocalisé une partie de sa production afin de pouvoir se pratiquer des prix abordables pour le client et que ça soit rentable pour l’entreprise. C’est pourquoi le groupe SEB a délocalisé la fabrication de ses produits bas de gamme vers les pays émergents où les couts salariaux et où les couts de productions y sont aussi largement plus faibles. Depuis les années 2000 et l’invasion des produits à bas couts chinois sur le marché de l’électro-ménager à causer une forte baisse de vente du coté de SEB, les ventes de friteuse se sont divisée par 3, passant de 1.8 millions unité par an a seulement 600.000. Cette baisse est due à l’arrivée de produits chinois à moins de 5 €, ce qui indigne le PDG du groupe qui critique ce prix qu’il compare au prix d’un paquet de cigarettes. Cependant le groupe SEB n’a jamais souhaité délocaliser sa production à 100% et garde la production des produits innovateurs en France, ses produits sont vendus plus chères pour concurrencer les produits chinois. SEB veut aussi garder le label «made in France», ce qui signifie pour les consommateurs, une certaine qualité. À l’usine calor du Pont-Évêque (Isère), le groupe SEB emploie 750 personnes qui travaillent encore d’arrache-pied pour produire chaque année 4,7 millions de fers à repasser et 1,8 million de générateurs de vapeur, ce qui se fait de mieux pour le repassage. Ce site est l’un des derniers en Europe qui produits pour le soin du linge et la seule à fournir des machines ultrasophistiquées qui permettent efficacement de lutter contre les faux plis. La vente des produits faite à Pont-Évêque croît de 10 à 15% par an. Le groupe SEB a mis en place une stratégie afin de résister face à la concurrence, le groupe mise notamment sur ces innovations à hauts coûts, ce qui a permis le maintien de 6000 emplois en France. Thierry de La Tour d’Artaise jure que « jamais nous n’aurions pu inventer notre nouvelle friteuse ou notre aspirateur silencieux sans nos usines », mais pourtant même si le groupe produit encore 40% de sa marchandise en France, dans les années 2000 le groupe SEB a supprimé un grand nombre d’emplois ce qui inquiète et est critiqué par un grand nombre d’employer.

Après la délocalisation du groupe SEB en Chine, il y a eu d’importantes conséquences pour la société française telle que le licenciement des salariés. Par exemple, en 2006 le groupe SEB a fermé trois usines pour les rouvrir en Chine cela a conduit à la suppression de 890 emplois. La deuxième conséquence de la délocalisation est donc la perte d’emplois. L’économie française a déjà un taux de chômage assez élevé alors quand les entreprises ferment leurs portes, des milliers de Français perdent leurs emplois. De plus, un ancien salarié qui s’est fait licencier à cause d’une fermeture d’une usine à écrit un article en dénonçant les faits du groupe SEB, par exemple, il dit que ses supérieurs le menaçaient de le licencier s’il ne s’assemblait pas un minimum de pièces. En dehors de la perte d’emplois, la délocalisation peut avoir un impact sur le PIB de la France et sur son image dans le monde, car elle devient dépendante des pays étrangers à cause de la croissance des importations et de la diminution des exportations. SEB utilise l’alibi Chinois afin de pouvoir licencier, le groupe SEB est totalement gagnant en délocalisant et ne va pas se priver de le faire. C’est pourquoi SEB aurait déjà délocalisé en moyenne, 25 % de sa production en Chine et Asie du sud-est, et celle de grille-pain et de bouilloires atteignant 80 %. Pour l’entreprise, elle se justifie notamment par le fait que son chiffre d’affaires a baisser de 5.3% en France en 2005 et de 2.6% en Europe, de plus leur PDG ajoute «La France n’est pas compétitive pour produire de l’électroménager. » L’entreprise voulant maximiser ses bénéfices et réduire ses couts de productions a raison de délocaliser ses usines cependant, les employés sont touchés fortement sans qu’ils ne soient responsables de base.

 

 

Décathlon

Décathlon est une société anonyme française créée en 1976 par Michel Leclerq. Le groupe exerce deux métiers complémentaires : la conception et la création d’articles de sport, mais aussi la vente au détail d’articles de sport pour environ une vingtaine de sport différents. Décathlon sort chaque année 3500 nouveaux produits, pour cela Décathlon s’appuie sur les idées de ses salariés, qui sont eux-mêmes passionnées  mais aussi aussi sur les idées de leurs clients afin de les satisfaire. Décathlon est actuellement implanté dans 43 pays.
Son concept est simple et nouveau : équiper sous un même toit et au meilleur prix tous les sportifs, du débutant au passionné. Décathlon collabore avec leur client afin de fournir la meilleure qualité. En une vingtaine d’années, Décathlon est passé d’une seule enseigne de sport au leader du marché Français. Son siège se situe à Villeneuve d’Ascq (59650).

 

Nous allons nous intéresser au cas de la délocalisation de Décathlon, nous allons nous demander pour quelles raisons Décathlon à décider de délocaliser certaines de leurs entreprises de France ?

Décathlon a décidé de délocaliser certaines de leurs usines de France vers l’Asie afin d’être au plus proche de leurs nouvelles clientèles et être plus compétitif au niveau des prix car la main-d’oeuvre en environ 17 fois moins chère en Chine qu’en France. Décathlon a décidé de conquérir le marché chinois au vu de la faible concurrence qu’il y aurait. La marque de sport française explique leur délocalisation en Chine par le fait que l’assemblage d’un vélo leur revient à 50 €, et que la vente d’un seul vélo coute l’équivalent de deux mois de salaire d’un ouvrier chinois. Décathlon paye ses 600 employés chinois entre 80€ et 130€ par mois, ce qui est plus élevé que la moyenne dans la région de Shanghai, environ 75€ par mois pour un ouvrier. Cependant, ces chiffres sont dérisoires par rapport aux salaires pratiqués en France, le Smic Français en juillet 2018 et à 1500 €. Pour Décathlon, faible prix ne veut pas dire faible qualité, l’entreprise fait surveiller la qualité de tous leurs produits par des entreprises certifiées et prévoit de résilier leur contrat avec le sous-traitant si la qualité n’est pas au rendez-vous. Décathlon travaille avec 400 sous-traitants en Asie dont 250 en Chine mais ces chiffres ne font que baisser, dans le monde Décathlon travaillait avec 5000 partenaires mais ce nombre est passé à 2500 aujourd’hui. Cette baisse s’explique par l’optimisation des approvisionnements, aucun produit fini n’est importée en Europe, seuls les composants qui seront ensuite assemblés sur place mais l’importation peut prendre du temps. Aujourd’hui, 65% de la production provient d’Asie, 25% d’Europe, et le reste d’Afrique du Nord. Pour optimiser la logistique, les usines ne se trouvent jamais loin des magasins.

 

 

Décathlon a comme réputation de bien s’occuper de ses salariés avec notamment des primes ou des produits a tester gratuitement. Cependant, l’entreprise a de nombreuses faces cachées que nous avons pu recueillir au près d’ancien salarié de Décathlon. La célèbre marque de sport française a de nombreuses qualités mais aussi des défauts en interne que peu de personnes connaissent, des anciens salariés ont témoignés afin de dénoncer se qu’ils ont subi lorsqu’ils travaillaient pour Décathlon. Certains ex-employés expliquaient subirent de la pression morale chaque jour pour notamment faire des heures supplémentaires qui ne seraient pas forcément rémunérée, un ex-employé expliquait que Décathlon avait pour stratégie de recruter de nombreux jeunes même à des postes haut placé car les jeunes en manquent de revenues n’hésitent pas à travailler pour quelques euro en plus contrairement à une personne plus âgée.  Remarque devant ses collègues ou devant les clients, pression, colère étaient devenue le quotidien de cette employée qui après quelques temps a dû démissionner au vue de la pression qu’elle subissait. C’était horrible disait-elle, elle prenait antidépresseur soir et matin  , la direction minimisait les actes de ce nouveau directeur de l’entreprise en quête de meilleur chiffre d’affaire et aussi les syndicats qui ne réagissaient pas et conseillaient de « temporiser la situation ». Décathlon est aussi critiqué pour les turn-over qu’ils font dans leurs effectifs qui ont pour but de mettre une pression constante sur leurs salariés.

Afin de proposer des produits de meilleure qualité, Décathlon, en 2007, a ouvert à Cestas (33) son «Geologic village». Ce site de 18 hectares dont 10 des forêts contient des magasins ainsi que des centres de conception. Décathlon a décidé de délocaliser ses entreprises de chasse, pêche et d’archerie en Aquitaine car cette région compte 100 000 pêcheurs et se situe proche de la mer. La région Aquitaine compte également 150 000 chasseurs. Au cœur du magasin de 3500 m² se trouve les ingénieurs, les équipes de marketings ainsi que les équipes de packaging. La proximité avec la mer permet aux équipes de tester leurs nouveaux produits aquatiques mais aussi d’avoir les avis des pêcheurs et des clients concernés par le produit, le village a aussi un bassin d’un hectare pour la pêche. Un pas de tir d’archerie aux normes olympiques se trouve notamment dans le village ainsi qu’un espace de ball-trap pour les sports de tir et de trois boulodromes. Plus récemment en 2014, Décathlon vient d’inaugurer le centre international de conception des marques Quechua, ce site situé en Haute-Savoie permettra à la marque Quechua qui est spécialisée dans l’alpinisme et l’escalade de tester leurs prototypes dans la vallée du Mont Blanc en condition réelle. Ce déplacement au plus proche de l’action permet une qualité certifiée et les avis des consommateurs et donc la possibilité d’une amélioration constante de leur produit.

 

 

 

Beaucoup d’entreprises décident de délocaliser leurs productions dans des pays où ils pourront augmenter leur chiffre d’affaires. Décathlon fait partie de ces entreprises Françaises parties dans des pays où les coûts de production sont moins élevés qu’en France. Décathlon a étendu sa production vers les pays d’Asie et plus précisément vers la Chine. Pourtant, ces dernières années, Décathlon a eu tendance à revenir en France et fermer ses usines en Chine, mais pourquoi ? Stanley Lockwood, directeur logistique de Décathlon à expliquer l’ouverture d’une nouvelle usine d’assemblage de vélos à Lille afin de combler les besoins des magasins à moins de trois heures de route. Il explique que malgré les coûts de main-d’œuvre plus élevée qu’en Chine, l’entreprise s’y retrouve dans le gain de productivité, de performance des livraisons et surtout sur la qualité proposée aux consommateurs. Décathlon a donc tenté de délocaliser ses productions vers l’Asie afin d’avoir un coût de main-d’œuvre plus faible qu’en France, cependant l’entreprise ne s’y est pas retrouvé dans a qualité et le temps de livraison notamment ce que l’entreprise ne voulait pas et a donc décidé de revenir s’installer en France pour avoir une qualité certifiée et satisfaire pleinement leurs clients.

 

 

 

Délocalisation et relocalisation

 

Dans cet article, nous allons nous demander quelle situation est la plus fréquente entre la délocalisation et la relocalisation des entreprises et pourquoi certaines entreprises décident de se relocaliser.

Face à une grande concurrence, de nombreuses entreprises sont tentées par la délocalisation d’une partie ou voire même la totalité de leurs usines. L’objectif est évident, soit de faire baisser le prix de vente final, soit d’augmenter les bénéfices. Dans les deux cas, cela est possible parce-que les coûts de production sont très faibles.
Néanmoins il y a de plus en plus d’entreprises se relocalise dans leurs pays d’origine pour plusieurs raisons. Tout d’abord par l’augmentation des coûts de transport, les délais de livraison, il y a une moins bonne qualité du produit et de non-conformité du produit final.
Les entreprises qui se relocalisent sont encore très peu nombreuse, puisqu’on en compte seulement quelques dizaines d’entreprises par an. Parmi les exemples français qui se sont relocalisé, on peut notamment citer les équipements de skis Rossignol, la marque de sport Le Coq sportif ou encore la marque de lunettes Atoll.
Même si certaines entreprises décident de se relocaliser, beaucoup d’entreprises restent dans les pays où ils se sont délocalisé.

 

La délocalisation a ces avantages, elle permet de faire gagner à l’entreprise 30% à 60% de plus que si elle était resté dans son pays d’origine, c’est grâce au faible coût de la production. La main-d’oeuvre en France coûte plus cher que celle des travailleurs dans les pays où se délocalise l’entreprise. De plus, les pays avec une main-d’oeuvre faible offre également une main-d’œuvre de plus en plus qualifiée. Par exemple, les travailleurs thaïlandais sont ainsi les plus spécialisés dans la filière du textile, de l’informatique ou encore de la maniabilité des matières plastiques.

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Néanmoins, certaines entreprises relocalisent leurs usines dans leurs pays d’origine pour diverses raisons de production. Tout d’abord, les produits peuvent être de mauvaise qualité et nocifs pour la santé cela peut nuire à l’image de cette enseigne. Les délais de livraison peuvent être longs. Il y a un dernier élément qui peut être un motif de relocalisation c’est la pollution, c’est un facteur important qu’il faut prendre en compte cela peut influer l’image de l’entreprise.

 

Conclusion

(En soi, la délocalisation profite majoritairement aux entreprises. La délocalisation a également des coûts importants, surtout au début, ainsi que des risques. Mais si l’entreprise arrive à très bien gérer ces productions, de sa qualité, des délais d’arriver. Si tous ces critères sont bien respectés par l’entreprise, elle peut faire des beaucoup de bénéfice. Toutefois, la délocalisation n’est pas toujours une réussite pour les entreprises, la délocalisation n’est pas toujours la solution préférable à long terme. C’est pourquoi certaines entreprises décident de se relocaliser, comme Décathlon.

Néanmoins, la délocalisation a de nombreuses conséquences sur le plan social pour les salariés notamment. Une des raisons est le licenciement et la perte d’emploi direct qui emmène le pays en question vers une hausse du chômage et des milliers de personnes sans emploi. Une autre raison est d’utiliser la délocalisation comme une menace et donc baisser les conditions de travail. Par exemple, faire travailler les salariés pendant la nuit, augmenter les horaires de travail etc.

 

 

 

 

 

BIBLIOGRAPHIE :

 

http://ses.webclass.fr/notion/delocalisation

https://www.lemonde.fr/economie/article/2006/01/25/seb-se-restructure-pour-faire-face-a-la-deferlante-chinoise_734292_3234.html

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http://www.lefigaro.fr/emploi/2010/05/27/01010-20100527ARTFIG00719-les-delocalisations-detruisent-36000-emplois-par-an.php

https://fiches-pratiques.chefdentreprise.com/Thematique/strategie-1104/FichePratique/Pourquoi-delocaliser-son-entreprise-305057.htm

https://www.petite-entreprise.net/P-2926-136-G1-quels-sont-les-avantages-d-une-delocalisation.html

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https://www.francetvinfo.fr/economie/seb-supprime-plus-de-200-emplois-en-france-et-en-allemagne_1640777.html

https://www.la-croix.com/Semaine-en-images/Seb-ferme-trois-sites-et-supprime-900-emplois-_NG_-2006-01-24-512445

https://www.lesechos.fr/29/03/2011/LesEchos/20900-192-ECH_pourquoi-certaines-entreprises-reviennent-en-france.htm